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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
Rien que chez nous, un adulte sur deux est en surpoids et 8 millions sont obèses.
Le 17 mai s'ouvrira à Dublin le Congrès européen sur l'obésité, le grand raout des médecins, nutritionnistes, épidémiologistes et autres spécialistes de la santé qui combattent ce fléau mondial.
Quatre jours durant, des centaines de chercheurs vont débattre du poids de la malbouffe dans cette catastrophe sanitaire.
Là où il y a un os, c'est que Nestlé est, par l'intermédiaire d'une de ses filiales, l'un des cinq principaux sponsors dudit congrès.
Rappelons que le numéro 1 mondial de l'alimentation, qui flirte avec les 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, est, de son aveu même, un gros pourvoyeur de malbouffe.
Dans un mémo interne révélé par le « Financial Times » 30/5/21), la multinationale suisse constate froidement que 60 % de ses produits et 96 % de ses boissons sont des cochonneries nutritionnellement délétères pour la santé car ils sont bourrés de gras, de sucre ou ultra-transformés.
Par pur plaisir, citons, en vrac, au rayon cnocolats et confiseries : Nesquik, KitKat, Lion, Crunch, Nuts, Galak, les céréales Cookie Crisp et Chocapic, les Smarties ; et, pour les plats industriels : les pizzas Buitoni, la purée en sachet Mousline ou les bouillons Maagi.
Tout irait pour le mieux dans le monde sucré de Nestlé si certains chercheurs en nutrition n'avaient pas trouvé un peu fort de café que la firme sponsorise une réunion de scientifiques censée s'attaquer aux ravages de l'obésité.
Une dizaine de ces empêcheurs de malbouffer en rond ont récemment signé une tribune de protestation dans le prestigieux « British Medical Journal » (31 /3).
Ces chercheurs ont mal digéré que les organisateurs appâtent ainsi les industriels, dans leur brochure promotionnelle : « Vous pouvez adapter votre stratégie de marketing en achetant des éléments de parrainage individuels pour répondre à vos besoins spécifiques.
Nous serons heureux de travailler avec vous pour maximiser le retour sur investissement. »
Le plus goûteux est que Nestlé a choisi, pour faire le chèque, une filiale qui fabrique des coupe-faim.
PronoKal se présente carrément comme « un des leaders sur le marché de la perte et de la gestion du poids ».
Vendre des produits qui font grossir pour mieux fourguer des produits qui font maigrir, il fallait y penser.
Plus c'est gros, plus ça passe !
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune