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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Chez nous, on trinque à l’eau lourde
Par Le Canard Enchainé
Eaux  |  Mercredi - Janvier 15, 2025 6:53 am  |  Lectures Article :1657  |  A+ | a-
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Une histoire d'eau irradiante. 
Plus de 16 millions de Français se désaltèrent avec de l'eau du robinet légèrement radioactive parce qu’assaisonnée au tritium, un radioélément recraché par nos centrales nucléaires.

EDF ne le crie pas sur tous les toits, mais ses centrales ont en effet le droit de rejeter à la flotte des cochonneries radioactives à condition de rester en deçà des seuils annuels fixés par l'Autorité de sûreté nucléaire. 
L'écrasante majorité de ces charmants effluents est constituée d'hydrogène radioactif, l'autre nom du tritium (« Le Canard », 24/7/19). 
Chacune de nos 18 centrales, auxquelles s'est ajouté en décembre l'ÉPR de Flomanville (Manche), relargue en hydrogène radioactif entre 10 000 et 35 000 millions de becquerels par an. 
Une pollution que les usines de traitement d'eau potable n'arrivent pas à éliminer.

Résultat: dans 2 392 communes, la flotte du robinet est enrichie en tritium. 
C'est ce que la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a calculé en moulinant les résultats d'analyses effectuées ces huit dernières années par les autorités sanitaires. 
Il a fallu attendre 2005 pour que la France transpose une directive européenne adoptée sept ans plus tôt, imposant le contrôle du tritium dans l'eau potable. 
Puis encore onze ans pour que le ministère de la Santé mette enfin en ligne les données collectées... mais de façon indéchiffrable pour les non-initiés.

La Criirad a donc décidé, en décembre dernier, de décortiquer elle-même les 500 000 analyses livrées en vrac et de les rendre accessibles à tout un chacun grâce à un moteur de recherche sur son site. 
663 communes affichent des pics à 10 becquerels par litre, soit cinq fois le « bruit de fond radiologique», qui provient d'un chouia de tritium naturel produit en haute atmosphère par les rayons cosmiques et, surtout,

des retombées des essais nucléaires atmosphériques. 
Pas de panique : EDF jure qu'il n'y a aucun danger, vu que la limite sanitaire fixée par l'OMS est de 10 000 becquerels par litre. 
« Les réseaux d'eau les plus impactés puisent dans la Loire et son affluent, la Vienne, qui sont bordés par cina centrales et dont le débit, plus faible que celui du Rhône, dilue moins le tritium », précise Julien Syren, codirecteur de la Criirad. 
Un brin contrariant, quand même, pour la corn' d'EDF, qui cultive le mythe des centrales étanches et se garde bien de prévenir pêcheurs, aigneurs ou riverains lorsqu'il relargue du tritium.

L'hydrogène radioactif se boit cul sec...
 
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