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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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De l’engrais atomique
Par Le Canard Enchainé
ToxicitĂ©  |  Mercredi - FĂ©vrier 26, 2025 7:35 am  |  Lectures Article :1823  |  A+ | a-
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Dernière idée des ingénieurs d'EDF et d'Orano, le fabricant de combustible nucléaire : utiliser les boues radioactives pour en extraire des engrais agricoles. 
Comme tous les fertilisants issus des stations d'épuration, ces produits sont farcis de cochonneries, comme les microplastiques, les résidus médicamenteux ou les PFAS, dont le seuil de contamination n'est toujours pas réglementé. 
Pas grave, c'est gratis pour les paysans !
Utiliser des boues radioactives pour en faire des engrais agricoles. 
Cette idée irradiante qui a germé dans la tête des ingénieurs d’EDF et de ceux d’Orano, notre fabricant de combustible nucléaire, figure noir sur blanc dans le compte rendu de la 83e réunion du groupe de travail chargé d’établir le plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs.

Dans son usine de l’Aude, à Malvési, Orano raffine des milliers de tonnes de « yellowcake », un concentré d’uranium sous forme de poudre jaune foncé. 
Cette première étape dans la fabrication du «â€Żcarburant » pour les centrales atomiques d’EDF génère chaque jour de 200 m3 à 300 m3 d’effluents nitratés. 
Des boues radioactives qu’Orano est obligé de stocker ad vitam aeternam et à grands frais dans des bassins d’évaporation. 
D’où l’enrichissante trouvaille consistant à extraire le nitrate de ces rebuts liquides pour fabriquer des engrais.

Un chouette projet qui donne envie de se pencher sur tous les autres déchets que les agriculteurs épandent déjà sur leurs champs. 
Chaque année, 73 % des boues recrachées par nos 22 800 stations d’épuration, soit plus de 600 000 tonnes, sont tartinées en guise d’engrais sur les terres cultivées. 
Une bonne affaire pour les agriculteurs, puisque cet engrais leur est fourni gratis par les exploitants de station d’épuration, trop contents de se débarrasser de leurs boues. 
Et tant pis si ce fertilisant est farci d’un tas de cochonneries.

Certes, une directive européenne vieille de près de quarante ans prévoit des concentrations maximales pour sept métaux lourds comme le plomb ou le cadmium, tandis qu’un arrêté pondu par les ministères de la Santé, de l’Environnement et de l’Agriculture impose un seuil de contamination pour quatre bactéries pathogènes, dont Escherichia coli et Salmonella. 
Tout ça dûment contrôlé par les préfets. 
Sauf qu’il n’existe aucune réglementation sur la teneur des boues en microplastiques, en résidus médicamenteux ou en PFAS, les fameux « polluants éternels ». 
Raison pour laquelle la Suisse a interdit l’épandage des effluents d’épuration sur les terres agricoles. 
Bruxelles, qui avait un temps songé à fixer des limites à ce trio pas folichon, a préféré faire marche arrière, vu que le lobby agricole et les multinationales du traitement de l’eau étaient… vent de boue.
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le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune

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