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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Les vaches toussent ? Mort aux vaches !
Par Le Canard Enchainé
Crèmerie - Oeufs - Fromage  |  Mercredi - Avril 16, 2025 9:55 am  |  Lectures Article :1301  |  A+ | a-
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Une préfecture de mauvaise foi, un ministère de l'Agriculture un rien zélé, un éleveur bio qui se saigne pour sauver son cheptel et sa réputation…
Et dire que de tout cela n'aurait jamais eu lieu sans une erreur du laboratoire qui a déclaré à tort son cheptel contaminé…
Le 19 décembre 2023, une ferme laitière bio qui produit fromages, yaourts et beurre est suspectée d’être infectée par la tuberculose bovine.
Les 331 vaches et génisses de la Maison Maris, à Ladignac-le-Long (Haute-Vienne), font l’objet d’un arrêté de mise sous surveillance par la préfecture du département.
Huit jours plus tard.
Sept vaches suspectes sont abattues.
Pascal Maris, le patron de la ferme, explique : «â€¯C’est seulement au moment de l’abattage que l’infection peut être confirmée ou infirmée. »
3 janvier 2024. Agréé par l’Etat, le laboratoire départemental d’analyse et de recherche de la Dordogne effectue des tests PCR.
Un seul cas de tuberculose est «â€¯détecté ».
En fait, personne ne le sait encore, mais ça a salement cafouillé : lors des manipulations dans le labo, un échantillon positif a malencontreusement contaminé celui d’une vache de la Maison Maris…
Deux jours plus tard.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) effectue quatre nouvelles analyses à partir de l’échantillon fourni par le labo.
Résultat : deux sont «â€¯en limite de détection », une est «â€¯douteuse » et la dernière «â€¯non détectée ».
Pas très probant !
La préfecture déclare quand même l’élevage Maris en «â€¯tuberculose bovine-infection » dans la base de données officielle Sigal.
Dans un courrier adressé à l’éleveur, le ministère de l’Agriculture reconnaîtra par la suite que cela a «â€¯sans doute » été fait «â€¯de manière prématurée ».
Si peu…
De mal en pis
Quatre jours plus tard.
Une nouvelle expertise effectuée par l’Anses à partir des ganglions de la vache suspectée est sans appel : la tuberculose est «â€¯non détectée ».
La vache n’était pas malade.
Mise au courant, la préfecture s’abstient de prévenir l’éleveur.
Et attend une troisième série d’analyses engagées par la même Anses.
12 janvier 2024. Voilà trois semaines que ça dure.
Pascal Maris prévient ses 256 clients que son élevage est infecté.
Pas très bon pour sa réputation.
Quatre jours plus tard.
Le cauchemar continue.
Lors d’une réunion à la mairie, les services de l’Etat informent l’éleveur que la totalité de son troupeau va être abattue.
Pour sauver son exploitation et le travail de ses 15 salariés, il achète un pasteurisateur (5 500 euros) pour continuer de faire du fromage avec du lait acheté à une exploitation voisine.
Le lendemain. Il achète une citerne d’occasion (18 000 euros) pour transporter ce lait. Le même jour, l’Anses publie la troisième série d’analyses.
Conclusion : «â€¯Nous n’avons pas confirmé l’infection tuberculeuse pour cet animal.
 » Le soir même, le préfet téléphone à Pascal Maris pour lui annoncer la nouvelle.
Les 324 vaches échappent à l’abattage.
Un préfet pas très amiable
Trois mois plus tard. L’éleveur a fait ses comptes : l’Etat l’a indemnisé pour les sept vaches abattues (14 000 euros).
Mais, entre les pertes nettes liées à la production de lait et, sur la partie transformation laitière, le surcoût de charge de main-d’œuvre, les investissements matériels (pasteurisateur, cuve), la perte d’image de l’entreprise et le préjudice moral, il a perdu 236 064 euros.
Le préfet lui promet un remboursement à l’amiable.
Un an plus tard, le 6 mars 2025. Pascal Maris n’a pas vu la couleur dudit remboursement, mais il est reçu au ministère de l’Agriculture.
Dont, un mois plus tard, il reçoit un courrier lui indiquant que «â€¯l’Etat n’a pas commis de faute ».
Circulez… Heureusement que ses vaches n’ont pas été mises au courant.
Elles en seraient devenues folles…
Le 17 avril, la Confédération paysanne appelle à une mobilisation de soutien devant la préfecture de la Haute-Vienne.
Les 324 vaches applaudissent.
 
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