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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Passe-moi le beurre
Par Le Canard Enchainé
Crèmerie - Oeufs - Fromage  |  Mercredi - AoĂ»t 20, 2025 8:32 am  |  Lectures Article :798  |  A+ | a-
beurre,lactation,poudre de lait écrémé,lactosérum
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Drame national en perspective : une pénurie de beurre est annoncée.
Les vaches victimes de « la langue bleue » ne mettent plus bas et sans veaux, plus de lait !
Sans compter l'appétit mondial pour le beurre, qui encourage les industriels à l'exporter, rentabilité oblige.
Manquait plus que ça…
A la rentrée, on risque de ne pas avoir assez de beurre pour nos tartines !
Un drame national en perspective : avec 8 kilos par an et par habitant, nous sommes les deuxièmes plus gros consommateurs du monde, derrière les Néo-Zélandais.


A en croire les fabricants, tout ça, c’est la faute aux vaches, qui ont donné moins de lait au printemps.
La maladie dite «â€Żde la langue bleue » qui sévit actuellement dans les troupeaux a empêché beaucoup de laitières de mettre bas.
Or pas de veaux égale pas de lait.
En temps normal, le pic de lactation observable pendant les trois mois où l’herbe des prairies est bien grasse génère des surplus de lait qui sont stockés sous forme de beurre afin d’être consommés le reste de l’année.
Nos réserves sont donc au plus bas.

La menace de panne sèche tombe d’autant plus mal que l’appétit mondial pour le beurre, notamment en Chine, ne cesse de grossir : + 19 % cette année, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Cet engouement a fait s’envoler le cours à 7 400 euros la tonne.
Et, comme, en France, le prix du beurre de table vendu en supermarché est encadré par des contrats qui le verrouillent sur plusieurs années, il est, cette année, bien plus rentable pour nos industriels de l’exporter.
C’est ainsi que 98 000 tonnes de beurre, sur les 417 000 tonnes produites en France en 2024, ont filé en Asie.
De quoi combler de bonheur Lactalis, qui baratte, à lui seul, 15 % du beurre tricolore.
Mais ces juteuses exportations participent à vider nos stocks de beurre de table.
Pendant ce temps, ne trouvant pas matière à faire leurs emplettes dans l’Hexagone, les fabricants de biscuits, viennoiseries et autres plats cuisinés ont dû importer l’an dernier 229 000 tonnes de beurre industriel.


Pour tout arranger, l’industrie laitière tricolore a actuellement plus intérêt à produire du fromage.
Et pour cause : quand vous fabriquez du beurre, vous récupérez également de la poudre de lait écrémé, dont le cours s’est effondré.
En revanche, le prix du principal sous-produit du frometon, le lactosérum, utilisé comme additif par l’industrie agroalimentaire, n’a pas bougé.
Ce qui explique en partie pourquoi seuls 20 % des 23 milliards de litres de lait collectés chaque année en France servent à faire du beurre, contre 35 % pour la fabrication de fromage.

De là à dire qu’on nous baratine…
 
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