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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se cĂ´toient deux Bio;Ce petit crustacé très utile pour retenir les CO2 au fond de l'océan est la nourriture principale de nombreuses espèces marines telles que les baleines ou les orques. Problème, il est aussi très convoité par les industriels de l'élevage de saumon qui, à grand renfort de bateaux usines, le pêchent à outrance.
On l’appelle la «â€Żzone 48 »â€…: 3,7 millions de kilomètres carrés dans les eaux glacées de l’Antarctique, stratégiques pour l’industrie du saumon.
Chaque année, entre janvier et mars, 14 navires-usines viennent y prélever jusqu’à 620 000 tonnes de krill.
Ce petit crustacé translucide, qui a la taille d’une crevette et qui est phosphorescent, est la nourriture préférée des baleines, des orques, des phoques et des cachalots, sans oublier les calamars et tout un tas d’oiseaux de mer.
Hélas pour lui, le krill d’Antarctique, de son petit nom latin Euphausia superba, est également une denrée indispensable pour les producteurs de salmonidés.
Ces derniers l’utilisent comme une farine hautement protéinée et pas chère, mais aussi comme additif à base d’astaxanthine, un antioxydant qui stimule le système immunitaire des saumons et colore leur chair en rose.
Le premier pêcheur et transformateur de krill est, comme de bien entendu, norvégien, vu que le pays des fjords élève, dans ses 1 200 fermes géantes, la moitié des salmonidés consommés dans le monde.
A lui seul, Aker BioMarine accapare 65 % des prises de krill dans la fameuse zone 48. Tout ça grâce à trois bateaux-usines, dont un mastodonte de 132 mètres capable d’avaler en une journée 50 tonnes de krill, soit peu ou prou ce que bectent quotidiennement
1 000 baleines à bosse.
Pour repérer sans coup férir les essaims de krill, le Norvégien s’est doté d’un navire de 159 mètres équipé de drones de reconnaissance avec, dans ses flancs, une capacité de stockage de 10 000 tonnes. Afin de ne pas perdre de temps, un cargo fait des va-et-vient entre la zone de pêche et l’Uruguay, où la cargaison est déchargée pour filer ensuite à Houston, au Texas, dans l’usine de transformation du groupe.
Non seulement cette joyeuse pêcherie prive les poissons et les cétacés d’une partie de leur pitance, mais, en plus, elle aggrave le réchauffement climatique !
Les crottes de krill, farcies de carbone, piègent en effet dans les abysses 23 millions de tonnes d’équivalent CO2 chaque année, soit ce que relarguent en un an 12 millions de bagnoles.
Qu’à cela ne tienne, la demande mondiale de krill explose.
Elle a été multipliée par six en vingt ans, parce qu’il y a de plus en plus de fermes à saumon mais aussi parce que l’huile de krill, bourrée d’oméga-3 et d’antioxydant, est désormais un complément alimentaire à la mode.
Et 80 % des gélules sont fabriquées avec de l’huile extraite par Aker BioMarine.
Pour l’industrie du krill, tout baigne dans l’huile…
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune