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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
Ah, si seulement il existait des solutions plus écologiques…
Quel rapport y a-t-il entre Poutine et les grands céréaliers de la Beauce ?
Pour maintenir ses rendements maous en blé et en orge, la France, première puissance céréalière en Europe, carbure à l’engrais russe.
Depuis la guerre en Ukraine, la quantité d’engrais azotés qu’on achète aux Russes a quasiment doublé, pour atteindre 750 000 tonnes annuelles.
Rappelons que l’Europe n’a jamais osé imposer un embargo sur les engrais du Kremlin. Désormais, près de 60 % des fertilisants azotés épandus dans nos champs proviennent de Russie !
Et, avec la fermeture du détroit d’Ormuz, nos emplettes chez Poutine risquent d’augmenter.
Pourquoi ?
Parce que nos engrais azotés, quand ils ne sont pas fabriqués avec du gaz russe, sont produits, pour plus de 10 %, avec du gaz des pays du Golfe.
Il y a deux ans, le Secrétariat général à la planification écologique avait pourtant tiré la sonnette d’alarme sur la «â€Żtrès forte dépendance » de notre agriculture tricolore aux engrais azotés, dont les deux tiers sont importés.
Peu de temps après, Macron avait annoncé avec tambour et trompette le lancement d’un «â€Żplan de souveraineté engrais ».
Sauf que ledit plan, qui n’a toujours pas démarré, repose sur une grande idée fumeuse : augmenter sur le sol français la production d’engrais azotés avec… du gaz fossile importé, dont le prix n’arrête pas de flamber.
L'écologie, c'est rendements bien
L’autre solution, beaucoup plus écolo, dont ne veulent surtout pas entendre parler nos céréaliers de la Beauce, ce serait, bien sûr, d’y aller mollo sur les fertilisants azotés. Pour dépasser les 9 tonnes de blé par hectare, comptez au moins 200 kilos d’engrais. D’après les calculs de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), l’agriculture française pourrait réduire de 10 % à 20 % la quantité d’engrais azotés par hectare sans affecter les rendements.
Des chercheurs du CNRS affirment, eux, que l’Europe pourrait carrément se passer d’engrais de synthèse tout en garantissant son autonomie alimentaire, à condition de repenser de fond en comble son modèle agricole (One Earth, juin 2021).
Parmi les pistes préconisées : diviser par deux la production de protéines animales au profit des végétales, notamment des légumineuses, qui représenteraient jusqu’à 75 % des protéines consommées, contre moins de 50 % actuellement.
Y a plus qu’à…
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune