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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
Une spécificité française permise au nom d'un élevage traditionnel mais qui aurait un impact négatif sur la population de ces batraciens, alertent les défenseurs de l'environnement.
Ça sent le roussi…
Grenouilles, salamandres, tritons, crapauds : tous sont «â€Żmenacés de disparition partout dans le monde », déplore l’Office français de la biodiversité dans son rapport de 2024.
La faute au réchauffement climatique, qui engendre dégradation et disparition des milieux humides et aquatiques.
Mais aussi à la destruction des habitats, aux pesticides, au trafic routier…
Les 13 espèces de grenouilles qu’on trouve dans l’Hexagone sont aussi concernées. Mais pas la grenouille rousse !
C’est du moins ce qu’affirme au «â€ŻCanard » le préfet du Doubs, Rémi Bastille : «â€ŻEn Bourgogne-Franche-Comté, sa population se maintient bien.
 » Pourquoi ? «â€ŻGrâce aux ranaculteurs. »
En clair : merci aux 800 exploitants qui élèvent des grenouilles rousses pour en vendre les délicieuses cuisses.
La plupart des grenouilles sont immangeables, car toxiques.
Et même, pour certaines (mais pas en France), hallucinogènes.
Chez nous, seules la grenouille verte et la rousse sont consommables.
Cette dernière, avec son arrière-goût de noisette, fait la fierté de la Bourgogne-Franche-Comté.
On y tue chaque année 1,8 million d’entre elles.
Ce qui fait bondir Ségolène Travichon, de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) : «â€ŻC’est un cas unique en France de mise à mort à des fins commerciales et alimentaires d’une espèce protégée. »
Noyées dans la nasse
Normalement, la grenouille rousse est intouchable.
Mais, chaque année, quatre préfectures (Doubs, Jura, Haute-Saône et Territoire de Belfort) délivrent des dérogations de destruction d’espèces protégées.
Pas moins de 658 en 2024 !
Mais, attention, c’est pour leur bien…
Comme l’explique un technicien en aquaculture du Syndicat interprofessionnel des étangs et grenouilles de Bourgogne-Franche-Comté : «â€ŻOn tue des grenouilles, mais, en échange, on prend soin des œufs et des têtards, qu’on protège.
Notre modèle est vertueux et générateur de biodiversité. »
La majeure partie de l’année, les grenouilles rousses vivent en forêt.
Fin février, elles rejoignent les plans d’eau où elles sont nées pour y pondre entre 1 000 et 3 000 œufs par grenouille.
C’est là que les ranaculteurs les capturent dans des nasses où elles resteront jusqu’à la ponte.
Les œufs sont ensuite entreposés dans des bassins le temps de devenir des têtards.
Les grenouillettes seront ensuite relâchées dans la nature.
Quant aux femelles et aux mâles qui les ont engendrés, on en garde les plus beaux spécimens, qu’on plonge dans une eau glaciale (entre 0 °C et 4 °C) et dans l’obscurité afin de les endormir.
Puis direction les restos, qui les achètent environ 70 centimes d’euro pièce.
Ne reste plus qu’à leur couper d’abord la tête, puis les cuisses.
Une fois préparées, les cuisses se retrouvent au menu.
Comptez entre 30 et 54 euros les 24 cuisses.
La meilleure période de l’année, c’est en ce moment, entre mars et avril.
Naturaliste herpétologue, expert national des amphibiens et des reptiles pour l’ONF, Cédric Baudran assure que la grenouille rousse ne se porte pas aussi bien que l’assure le préfet : «â€ŻLes tendances d’évolution de sa population sont à la baisse, et l’affirmation selon laquelle l’activité des ranaculteurs n’engendre pas d’impact négatif mais, au contraire, favorise la protection de l’espèce, n’a rien de sûr. »
Il ne les croa pas ?
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune