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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
Pas de quoi empêcher la ministre Annie Genevard d'enfiler ses escarpins pour prendre la défense des phosphates marocains (riches en cadmium) importé massivement par la France.
Nul doute que le gouvernement marocain mettra les petits plats dans les grands pour recevoir Annie Genevard, invitée au Salon international de l’agriculture, qui se tiendra à Meknès à partir du 20 avril.
Notre ministre du monde paysan s’échine à défendre l’industrie marocaine des engrais phosphatés, au détriment de la santé des Français.
Engrais et contre tous !
Depuis quinze ans, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur les dangers du cadmium, ce métal lourd classé cancérigène pour l’homme qui, à haute dose, dézingue les reins et fragilise les os.
Une cochonnerie qui serait responsable d’un tiers des cas d’ostéoporose chez les Françaises et est, en prime, fortement soupçonnée d’attiser la flambée des cancers du pancréas chez les jeunes adultes.
Dans son rapport rendu public le 25 mars, l’Anses confirme que nous sommes entre trois et quatre fois plus imprégnés de cadmium que nos voisins européens !
Tout ça parce que nos céréaliers et nos producteurs de patates ont la main lourde sur les engrais phosphatés.
Or ce fertilisant minéral, dont 400 000 tonnes sont utilisées chaque année, provient, pour l’essentiel, de gisements de phosphate marocains particulièrement assaisonnés au cadmium.
Pour l’Anses, il ne faut pas dépasser plus de 2 grammes par hectare de ce métal toxique et, pour y arriver, limiter dare-dare la teneur des engrais phosphatés à 20 milligrammes de cadmium par kilo.
Sinon, la contamination des Français va continuer de s’aggraver, à cause de l’accumulation de ce métal lourd dans les sols.
En réaction à la publication de l’embarrassant rapport, Genevard vient, au moins et enfin, de s’aligner sur la norme européenne, qui, depuis près de quatre ans, fixe la quantité maximale de cadmium autorisée dans les engrais à 60 milligrammes par kilo, contre 90 milligrammes en France.
Mais, pour ménager notre ami le roi Mohammed VI et l’Office chérifien des phosphates, premier exportateur mondial d’engrais phosphatés, la ministre a renvoyé à la saint-glinglin l’instauration de la limite trois fois plus basse recommandée par l’Anses, tout en promettant un objectif de 40 milligrammes par kilo en 2030.
A un chouia près la concentration moyenne en cadmium des phosphates marocains quand ils sont «â€Żdécadmiantés » : voilà qui tombe drôlement bien.
Dans l’hémicycle, la bataille continue.
D’après les infos du «â€ŻCanard », les députés écolos, menés par l’élu de la Charente-Maritime Benoît Biteau, vont remonter au créneau, le 11 mai, pour tenter d’imposer 20 milligrammes par kilo d’ici à 2030.
On connaît déjà le refrain que va entonner Annie…
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune