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Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Le syndrome des phtalates, un poison hormonal niché dans nos barquettes
Par Le Canard Enchainé
ToxicitĂ©  |  Mercredi - Avril 8, 2026 6:20 am  |  Lectures Article :1660  |  A+ | a-
phtalates,BBP,DBP,DEHP
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Dans le secteur de la cuisine industrielle, ces substances chimiques liées au plastique font leur tambouille.
Les plus dangereuses sont remplacées par d'autres molécules tout aussi toxiques, assaisonnant nos aliments sans trop gêner la Commission européenne.
Au menu : réglementation trouée et intox à bas bruit.
L’industrie des corps gras et du plastique pensait avoir trouvé l’astuce pour continuer d’emballer tranquillement dans des bouteilles et des barquettes en plastique ses huiles, pâtes à tartiner, frometons, beurres et autres margarines.

Depuis belle lurette, les toxicologues se font en effet du mouron au sujet des phtalates. Des substances lipophiles qui servent à assouplir le plastique mais qui ont la fâcheuse habitude de migrer des emballages aux aliments gras.
Une fois dissoutes dans les lipides, ces cochonneries nuisent à l’appareil reproducteur masculin et fichent en l’air le système hormonal.
Pour limiter la casse, la Commission européenne, au fil des ans, a interdit ou fortement restreint l’usage de 13 phtalates classés comme les plus nocifs.

Sauf que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement (Anses) vient de révéler que les phtalates utilisés par les industriels pour remplacer les 13 molécules pointées du doigt sont potentiellement tout aussi dangereux.
Et de recommander à l’Agence européenne des produits chimiques d’ajouter au panier des phtalates les plus nuisibles à notre santé 27 autres molécules.

L’Anses l’écrit dans son rapport : il s’agit d’«â€Żéviter des substitutions regrettables » de phtalates aux «â€Żeffets toxicologiques similaires ».
Fini le jeu de bonneteau pour les industriels !

Bruxelles dans les choux
Reste un sacré grumeau dans la législation européenne : il n’existe aucune teneur maximale en phtalates dans les aliments.
La seule limite prévue concerne les matériaux de contact, avec pour chacun un taux de migration dans les denrées à ne pas dépasser.

Résultat des courses : de l’huile, du fromage ou du beurre peuvent contenir des phtalates interdits de contact avec les corps gras tout en étant dans les clous. Démonstration avec les analyses publiées le mois dernier par «â€ŻQue choisir » : sur 216 produits passés au crible, 38 % se sont révélés contaminés par au moins un plastifiant. Parmi les molécules les plus fréquemment trouvées figurent le DBP, le DEHP et le BBP, un trio pourtant proscrit par Bruxelles dans les matériaux de contact avec les matières grasses.

Si la Commission européenne ne juge pas emballante la recommandation de l’Anses de durcir la réglementation sur les phtalates, on pourra toujours dire que notre santé compte pour du beurre.
 
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