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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Des champs contaminés de boue en boue
Par Le Canard Enchainé
ToxicitĂ©  |  Mercredi - Avril 22, 2026 8:03 am  |  Lectures Article :257  |  A+ | a-
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Chaque année, nos agriculteurs tartinent leurs champs de 1 million de tonnes de boues d’épuration.
Ce qui leur permet d’engraisser 800 000 ha quasiment à l’œil.
Une aubaine pour les exploitants de station d’épuration, trop contents de se débarrasser de leurs boues.
Et une bonne affaire pour les agriculteurs, au moment où le prix de l’engrais azoté flambe et où les phosphates sont montrés du doigt pour leur surcharge toxique en cadmium.
Bref, le bonheur serait dans le pré si lesdites boues n’étaient pas farcies, elles aussi, de cochonneries.

D’abord, il y a le risque microbien.
Pour éviter que les consommateurs ne tombent malades après avoir avalé une salade ou une carotte, la quantité de salmonelles, d’Escherichia coli ou d’entérovirus est dûment plafonnée dans les boues d’épuration depuis près de trente ans.
Par crainte du Covid, trois années durant, les pouvoirs publics ont même imposé, pour toutes les boues à usage agricole, un traitement antimicrobien, essentiellement par chauffage.
Et que dire des métaux lourds ?
Une directive européenne, pondue en 1986, limite la teneur dans les boues de huit d’entre eux, comme le plomb ou le mercure.
Ajoutez-y 11 perturbateurs endocriniens, des PCB et des HAP (micro­polluants), dont la concentration dans les boues est également surveillée.

Reste une paille : les PFAS.
Certains de ces polluants éternels sont soupçonnés, pêle-mêle, de provoquer des cancers, d’être des perturbateurs endocriniens, de dézinguer le développement des fœtus et de porter un coup à la fertilité.

En juillet dernier, plus de 3 000 habitants des Ardennes et de la Meuse ont été privés d’eau potable parce que les boues contaminées aux PFAS d’une ancienne usine à papier avaient été épandues sur les cultures alentour.
Et, comme «â€ŻLe Canard » (1/4) l’a révélé, un couple de maraîchers venu récemment s’installer dans le coin a porté plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, après s’être vu interdire la commercialisation de ses poireaux et de ses betteraves, toutes leurs terres ayant été plombées par des années d‘épandage de boues issues de la papeterie.
Dans la foulée, six communes ont saisi à leur tour la justice pour le même motif.
Pour tenter de calmer les esprits, le ministre délégué à la Transition écologique a illico brandi un projet de circulaire obligeant les 1 100 plus grosses stations d’épuration à rechercher les PFAS dans leurs boues.
Avec à la clé, en janvier prochain, un seuil à ne pas dépasser, comme il en existe depuis quatre mois au sortir du robinet.

Il est temps qu’on arrête de se faire rouler… dans la boue.
 
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