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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Cocorico !
Jamais on n’aura produit autant de fraises en France.
Plus de 75 000 tonnes de gariguettes, de ciflorettes ou de mariguettes ont été récoltées dans nos campagnes, sur les 120 000 tonnes avalées chaque année.
C’était pourtant mal barré pour la fraise française, férocement concurrencée par l’industrie fraisière ibérique.
Il y a quinze ans encore, 70 % de notre consommation était importée, principalement d’Espagne.
Pour retrouver la pêche, la fraise tricolore a dû migrer du plein champ au hors-sol, qui représente désormais plus de la moitié de la production.
Tout se passe à présent dans des serres géantes pilotées par ordinateur.
Les fraisiers, perchés sur des gouttières suspendues, poussent sur un mélange de fibres de coco et de tourbe, et sont alimentés au goutte-à-goutte par une eau enrichie en azote, en minéraux et en oligoéléments.
Ce qui permet d’obtenir trois fois plus de fruits sur une même surface, tout en divisant le temps de cueillette par 2,5 (25 kg de l’heure, contre 10 kg).
Petit pépin : même cultivée sous serre, la fraise reste l’un des fruits les plus pesticidés, avec pas moins d’une cinquantaine de substances autorisées en Europe. En 2022, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, qui avait passé 1 078 échantillons de fraises au tamis, avait pointé que plus de 60 % d’entre eux recelaient des traces de pesticides, le panier espagnol étant le plus farci.
Une étude de l’ONG Générations futures a révélé que 78,26 % des fraises ibériques contenaient au moins un résidu de fongicide, d’acaricide ou autre insecticide.
En mars, la Direction générale de l’alimentation a sonné le tocsin pour rappeler dare-dare un lot de fraises espagnoles vendues en vrac dans plusieurs grandes surfaces dont la teneur en pesticides dépassait les limites autorisées.
Grâce à sa camarosa, une variété ultraproductive donnant des fruits deux fois plus gros que notre gariguette, l’Espagne est devenue la championne européenne de la fraise, au prix d’un désastre sanitaire et écologique.
Chaque année, 300 000 tonnes de cette invention agro-industrielle sont produites en Andalousie sous des kilomètres de bâches en plastique qui, comme les pesticides fluorés, relarguent dans les sols une flopée de polluants éternels.
En 2024, le réseau d’ONG PAN Europe a détecté ces cochonneries dans 37 % des fraises européennes testées et 75 % des échantillons espagnols.
Pire, pour arroser les fraisiers, plus d’un millier de puits illégaux assèchent les zones humides alentour, vitales pour 6 millions d’oiseaux migrateurs.
Comme on dit, c’est la fraise sur le gâteau !
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune
