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Alimentation industrielle
Pour choisir il faut savoir Voici une mise en bouche; |
| L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du mĂ©dicamenteur. |
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Aujourd’hui se côtoient deux Bio;
De manière inexorable, l'épidémie progresse. Et au pas de course : on compte désormais en France 13 millions de personnes en surpoids et 4 millions a obèses.
Pour l'industrie agroalimentaire, l'affaire est entendue : si près de quatre Français sur dix ont des kilos en trop, ce n'est pas à cause de ce qu'elle leur met dans l'assiette, mais parce qu'ils ne font pas assez de sport. Un argument de com' qu'une énorme étude vient tout juste de réduire en miettes.
La semaine dernière, la très sérieuse revue médicale « Obesity Research & Clinical Pratice » a publié les travaux de scientifiques canadiens qui ont passé au crible le comportement alimentaire de dizaines de milliers d'Américains sur près de quarante ans, et leur activité sportive sur près de vingt ans.
Résultat des courses : en mangeant en apparence peu ou prou la même chose, un quadra, aujourd'hui, pèse 10 % de plus qu'en 1971, et, s'il mouille régulièrement sa chemise dans les salles de sport, c'est tout de même 5 % de plus sur la balance !
Outre la malbouffe, les scientifiques pointent notamment du doigt les yaourts et les boissons lactées aux probiotiques que l'on nous fait avaler à la louche depuis plus de vingt ans, et dont « Le Canard » avait déjà décrit les effets inattendus sur le tour de taille.
En 2009, des chercheurs français s'étaient aperçus que la flore intestinale des personnes obèses était pleine de probiotiques.
Ces sympathiques bactéries censées doper nos défenses immunitaires sont, il est vrai, également utilisées dans l'élevage industriel comme activateurs de croissance pour faire grossir plus vite cochons et poulets.
A force d'ingurgiter des probiotiques un seul pot de yaourt peut en contenir jusqu'à 1 milliard, on finit par chambouler la flore intestinale, qui joue un rôle majeur dans la façon dont l'organisme stocke les calories. Comme l'expliquent les auteurs de l'étude canadienne, notre flore intestinale ainsi reformatée a rendu l'intestin plus perméable aux lipides et aux acides gras, dont regorge la malbouffe.
Sans doute un hasard, c'est à partir des années 90, au moment même où les probiotiques ont envahi les rayons, que la prévalence de l'obésité et du surpoids a fait un bond.
Une fâcheuse tendance que certains voudraient bien délayer dans le pot de yaourt...
Avant de vous jeter dans les comptes des médicamenteurs réfléchissez y
le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune