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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Je mange donc je suis
Par Le Canard Enchainé
ObĂ©sitĂ©  |  Mercredi - Janvier 6, 2016 2:48 pm  |  Lectures Article :3629  |  A+ | a-
Voilà, pour 2016, une découverte qui pourrait être bien embêtante pour l'industrie agroalimentaire. Tout commence par une petite expérience menée main dans la main par un laboratoire de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale et par l'université de Rouen. Après avoir prélevé des bactéries intestinales de rat et les avoir gavées de nutriments, les chercheurs ont vu apparaître une protéine inattendue, la ClpB. Ils ont alors eu la bonne idée d'injecter ladite protéine à des souris affamées, ce oui a eu pour effet immédiat de leur couper l'appétit.
Les scientifiques qui travaillent sur les relations cerveau-intestin -ce dernier étant, comme on le sait, tapissé de neurones - le subodoraient depuis longtemps. Certaines bactéries intestinales, une fois « rassasiées », libèrent des protéines qui stimulent la libération d'une hormone enclenchant illico dans le cerveau le sentiment de satiété. Maintenant qu'ils ont découvert la protéine bactérienne qui fait arrêter le rat de manger, nos chercheurs se sont mis en tête de fabriquer celle qui pourrait empêcher les humains de trop manger.
L'intestin de l'homme recelant peu ou prou la même flore microbienne que celle du rat, il suffirait d'injecter la ClpB pour obtenir un effet plus maousse que les classiques coupe-faim. Une piqûre par jour, et hop ! Voilà qui pourrait s'avérer efficace dans les cas d'obésité les plus extrêmes. Mais ne suffira pas à stopper l'épidémie mondiale d'obésité...
Rappelons que l'on dénombre actuellement sur la planète 1,4 milliard de personnes en surpoids. Un fléau classé 5e cause de décès dans le monde par l'OMS, qui provoque maladies cardio-vasculaires et diabète sucré, et qui c'est toujours bon à rappeler  est largement alimenté par la malbouffe.
En lançant, il y a quinze ans, la mode du « snacking », les industriels de l'agroalimentaire auront tout fait pour nous transformer en hamsters compulsifs. Puisque augmenter indéfiniment la taille des repas est impossible, l'astuce consiste à morceler les prises alimentaires, avec des produits compacts, de petites bombes caloriques qui s'avalent en un clin d'œil. Ce que l'on apprend à la lecture de cette étude publiée dans une grande revue internationale de biologie
« Cell Metabolism »), c'est que les bactéries E. coli, qui vivent dans l'estomac des rongeurs mais aussi dans celui des humains, ne sécrètent leur protéine magique qu'au bout de vingt minutes, c'est-à-dire une fois qu’elles sont repues. Autant dire que, lorsqu'on expédie son repas, par exemple dans un fast-food, on reste forcément sur sa faim.
Tout s'explique : si les pouvoirs publics n'ont jamais vraiment réussi à contrer les méfaits de la malbouffe, c'est parce qu'ils manquaient d'estomac !
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le BIO Biologique et de plus en plus du bio qui lui n’est autre que de la Bouffe Industrielle Opportune

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