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Pour choisir il faut savoir
Voici une mise en bouche;
L’on se souhaitait bon appétit aujourd’hui il faut se souhaiter bonne chance en passant à table!
Les pièges de la vraie-fausse bonne bouffe
L'alimenteur est devenu le premier prescripteur du médicamenteur.

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Cerise sur le pâturage
Par Le Canard Enchainé
Crèmerie - Oeufs - Fromage  |  Mercredi - Mars 2, 2016 1:49 pm  |  Lectures Article :2956  |  A+ | a-
Cerise a 8 ans, « elle aime pâtu­rer dans les champs et mener sa vie tranquille en liberté ». C’est ainsi que le Salon de l'agriculture présente, en vidéo, son « égérie » 2016.
Cerise est bien sûr un pur produit de corn' qui a peu à voir avec la réalité de l'élevage. Elle est issue d'une vieille race rustique du Sud-Ouest sauvée in extremis de l'extinction.
Des bazadaises comme Cerise, qui se nour­rissent exclusivement d'herbe et de foin, on en recense à peine 4 000 en France (contre 2,8 millions d'holstein).
C'est d'ailleurs parce qu'elle n'était pas assez rentable pour l'industrie laitière, avec ses 4 000 li­tres de lait à l'année, deux fois moins que la holstein, que la race bazadaise a failli partir à la casse.
Aujourd'hui, l'essentiel des lai­tières que l'on trouve dans les éle­vages ont été génétiquement profi­lées pour satisfaire aux besoins de l'industrie agroalimentaire. Gavées entre autres de granulés énergé­tiques,
ces « formules 1 » produi­sent une telle quantité de lait jusqu'à 10 tonnes par an  qu'elles enchaînent les mammites,
des in­flammations du pis.
Ce qu'on ne dit pas non plus, c'est que seuls 10 % des 24 milliards de litres de lait col­lectés chaque année en France sont bus tels quels.
Tout le reste est « raf­finé » : réduit en poudre de lait ou  fractionné afin d'en extraire des sous-produits à haute valeur ajou­tée. L'est le fameux « cracking » in­venté par l'industrie pétrolière. Une spécialité française dont « Le Ca­nard » a déjà parlé (« Conflit », 15/4/15) et qui est racontée par le menu dans un livre réjouissant à pa­raître cette semaine (Nouveau Monde Editions).
« La vache qui pleure ! » lève le voile sur les dessous de l'industrie laitière.
On y découvre par exem­ple que même les laits « frais » ou « pasteurisés » sont parfois aussi « morts » que les laits UHT stérilisés entre 130 et 170 °C. L'auteure Vé­ronique Richez-Lerouge, présidente de l'association Fromages de ter­roir a en effet eu l'idée d'analyser la flore lactique de 17 laits achetés au rayon frais crémerie.
Résultat : les breuvages demi-écrémé ou entier de la laiterie de L'Hermitage, du groupe Lactalis, ven­dus sous la  marque Delisse, ou en­core le lait entier Candia (Sodiaal) sont aussi pauvres en microflore que les UHT qui se conservent 150 jours ! Dommage, quand on sait que ce sont les micro-orqanismes vivants et les protéines thermosensibles qui donnent au lait sa qualité gustative et nutritionnelle, sans compter que l'éradication des enzymes rend le lait moins digeste.
Ah, la vache !
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