L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de tirer la sonnette d’alarme concernant l’obésité infantile. Ce phénomène a été multiplié par dix au cours des 40 dernières années et le fléau continu de s’accéléré dans les pays à faibles et moyens revenus.
D’après une étude menée par la revue médicale britannique ‘’The Lancet ‘’ et l’OMS en 2016, 124 millions de jeunes de 5 à 19 ans étaient considérés comme obèses contre seulement 11 millions en 1975.
Concernant le cas du Maroc, un enfant et un adolescent marocain sur dix sont touchés par ce fléau d’après l’Organisation mondiale de la santé. Le fléau toucherait 10,3% des garçons et 9,9% des filles de 5 à 19 ans. Il affecte également 20,2% des hommes ainsi que 33,4% des femmes âgés 20 ans et plus. D’ailleurs ces dernières sont les plus touchées par l’obésité sévère (11,9%) que les hommes (4,5%). En Afrique du Sud, en Egypte ou au Mexique, la proportion de filles obèses est montée à plus 20 % en 40 ans.
D’après les chercheurs de l’OMS, les jeunes consomment des plats de plus en plus sucrés, de plus en plus salés et de plus en plus additionnés d'ingrédients horribles. La malbouffe règne en maître sur notre alimentation !
Le tableau ci-dessous démontre que l'agralimentaire investit massivement dans la pub:
Source : SESSI et SCEES, Enquête annuelle d'entreprises
L’étude souligne que très peu de pays disposent de programmes d’accès à des aliments sains tels que les céréales, manger 5 fruits et légumes par jour. C’est l’apport journalier recommandé. Grâce à leur teneur en calcium et en potassium, par contre il est très important de manger les fruits et légumes locaux et de saison.
Parmi les conséquences de l’obésité, il peut en résulter des risques comme la dépression, la diminution de l’estime en soi, les enfants atteints de ce phénomène ont plus de risque de se faire harceler. Enfin, l’OMS incite les gouvernements à s’attaquer à cette problématique.